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Sanglots. fr.

  • Photo du rédacteur: Antonio Miradas del Alma
    Antonio Miradas del Alma
  • il y a 6 jours
  • 2 min de lecture

Un environnement aimant favorise l'émancipation du joug du début de l'âge adulte ; il nous libère des angoisses de la solitude et nous montre le chemin des retrouvailles. Ces scènes sont restées interdites dans des contextes tendus ; leurs blessures saignent encore, mais la douleur s'est atténuée.


Des espaces de soins où les sanglots se transforment en réconfort, apaisant la souffrance. Ces forteresses imprenables, qui résistaient aux assauts, s'effondrent, laissant des citadelles sans défense face à la violence et aux ressentiments. Leurs supplications, leur besoin d'être aimés, jaillissent comme un champ de tournesols cherchant le soleil qui les illumine.


Ces sanglots qui jaillissaient de la colère, maintenant l'amour les offre. Ce sont des existences tragiques et fragiles, qui nécessitent d'être bénies par un acte d'amour. C'est seulement ainsi, en les honorant, en forgeant des fondements sereins et compatissants, qu'elles peuvent recouvrer ce qui leur a été volé. La distinction entre ressentiment et amour.


La présence de soi, le récit le plus sincère, le pouvoir d'envoûter ces âmes qui se dévoilent à peine, voilà la tâche la plus gratifiante pour celles qui sont emplies d'amour. Sans leur présence, rien ne surgit ; sans leur histoire, rien ne germe. C’est dans cet échange de regards que réside l’éclat, le véritable sens d’une vie pleine.


 

« On éducatrice est assise à côté de mon lit, mes colocataires l'appellent, l'une pleure parce qu'elle n'est pas là, l'autre s'énerve, et je la serre fort dans mes bras.


Une de mes camarades de classe était triste ; sa mère n’était pas venue lui rendre visite. On lui a dit qu’elle était de nouveau malade. Elle pense que sa présence la rend triste et ne sait pas comment la réconforter.


L'autre était bouleversée. Son père n'était pas venu seul ; ses demi-frères et sœurs lui avaient raconté combien ils s'amusaient. Ils ne lui avaient témoigné aucune considération ; c'était une visite où il l'avait à peine regardée.


Je reste accroché à ma professeure tandis que j'entends les sanglots de mes camarades et que je vois leurs larmes couler librement. Quand je les vois s'approcher de mon lit et l'enlacer, je fonds en larmes.

Nous sommes une mer de larmes en quête de réconfort.


Mon éducatrice nous serre maladroitement dans ses bras, nous confrontant à cette tristesse que personne ne désire, à cette douleur que tous fuient, à cette présence qui, jour après jour, perce le mur de glace où nous abritons nos cœurs. »


Antonio Argüelles, Barcelone.

 
 
 

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