La tromperie
- Antonio Miradas del Alma
- 22 mar
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Actualizado: 24 mar
Mon travail d’éducateur a consisté à s’adapter aux modernités de la profession. La nouvelle modernité, c’est le marché ; il nous montre la direction dans laquelle nous devons naviguer. Dans ce nouveau voyage, l'essentiel pour l'équipe éducative, haut et fort, c'est sa polyvalence et sa flexibilité, tandis que ce qui est dispensable, à voix basse, c'est sa préservation et son soin.
"Il était une fois une résidence où les enfants vivaient avec la certitude que leurs éducateurs seraient toujours avec eux, mais au fil des années, cette certitude est devenue une illusion et non une réalité. Maintenant, ils savent que, quels que soient les efforts qu'ils déploient, ils ne pourront pas les retenir, que l'affection qui a été cimentée pendant des mois, sans avertissement, disparaît et qu'ils doivent recommencer."
On dit que tourner le dos à la réalité est une forme d’auto-illusion, qu’agir aveuglément revient à se dépouiller de ses pensées, de ses paroles et de ses actes, qu’avoir une conscience tourmentée revient à nourrir des fantômes qui n’apportent aucun réconfort. Dans cette nouvelle modernité, celle que je vis, le marché exige de nous l'excellence et l'efficacité dans notre travail, ignorer les réalités inquiétantes du marché lui-même, c'est alimenter une tromperie.
Antonio Argüelles, Barcelone.
